La dépendance et l’obsolescence logicielle seront au coeur des enjeux de souveraineté.
Ukraine : une leçon brutale
Le récent épisode Starlink est un signal d’alarme absolu. En février 2026, Elon Musk a coupé l’accès aux terminaux utilisés par les forces russes. Résultat immédiat : Eeffondrement de la coordination, baisse des frappes et recul de l’armée russe. Une simple décision privée a bouleversé le champ de bataille.
85 % des organisations ukrainiennes dépendent de fournisseurs technologiques américains. Cette dépendance crée une vulnérabilité mortelle : votre capacité à vous battre peut dépendre d’une clause dans un contrat.
Palestine/Israël : la même vulnérabilité
Israël utilise massivement les services cloud de Microsoft, Google, Amazon et Palantir pour surveiller et cibler les Palestiniens. Ces entreprises américaines peuvent, à tout moment, restreindre ou couper l’accès à leurs outils. Une épée de Damoclès sur les opérations de défense.
Iran : la leçon inverse
Face à des décennies de sanctions, l’Iran n’a pas eu le choix. Il a développé ses propres logiciels critiques, en s’appuyant massivement sur l’open source et des infrastructures nationales.
- Plateforme nationale d’IA : conçue pour fonctionner même sans connexion internet, avec des API 100 % locales.
- Missile Qassem-Basir : guidé par navigation inertielle (INS), opérationnel sans GPS.
- Autonomie technologique : le pays a appris à se passer de technologies étrangères.
Résultat : l’Iran continue de produire des armes de précision malgré les sanctions, là où l’Europe reste dépendante.
Asie : la menace du contrôle logiciel
En 2026, l’armée chinoise a déployé une IA “chef d’état-major numérique” capable de prendre des décisions 43 % plus vite que des commandants humains, même en environnement brouillé.
Les tensions autour de Taïwan pourraient voir des puces et des logiciels occidentaux être restreints, paralysant brutalement les capacités des forces alliées.
L’Europe doit agir
Le constat est clair :
- L’OTAN dépend largement des Américains donc des fournisseurs de cloud américains.
- Les systèmes C4ISR européens manquent d’autonomie logicielle.
- La guerre hybride se gagne aussi ligne de code par ligne de code…
La souveraineté logicielle n’est donc pas une option, c’est une condition de survie.
Ce que cela change pour l'industrie
Chaque système d’arme, chaque drone, chaque missile embarque aujourd’hui un logiciel critique. Celui-ci doit être :
- Développé sans dette technique,
- Maîtrisé à 100 % en interne,
- Indépendant des décisions politiques ou commerciales extérieures…
La nouvelle donne…
La guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et la compétition avec la Chine nous démontrent une chose : « Seul celui qui maîtrise et contrôle le code source peut accéder à la souveraineté ».
L’édition 2026 d’Eurosatory s’annonce passionnante et sera riche d’enseignements :
- Visiteurs vous ne serez pas déçus.…
- Exposants vous nous croiserez sûrement sur vos stands…
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